Retour sur un malentendu ou … un mauvais anglais !
Arnaud Harley | 21/03/2008
Depuis quelques jours, un certain nombre d’articles aux titres aussi alarmistes que: “Trop dur la first life”, “Retour à la réalité pour Second Life ?”, “Le fondateur et patron de “Second Life” se cherche une vraie 3ème vie”, “Second Life orphelin” nous ont d’abord laissé penser à un malentendu mais parfois aussi à un mauvais anglais!
Ainsi quand Philip Rosedale déclare ” I will be 100% involved and fulltime at Linden Lab. Second Life is my life’s work, and I am not going anywhere!” , et le Monde d’interpréter : “Philip Rosedale, fondateur de Linden Lab en 1999, qui édite le jeu en ligne, vient en effet de démissionner de son poste de PDG, pour s’éloigner un peu de sa société…”
Philip Rosedale ajoute sur le blog de Second Life “As a community member, you will probably see more of me in-world” . Mais le journaliste, comprend que “in-world” signifie la “VRAIE vie”, erreur que ne ferait pas une personne habituée de Second Life qui note que désormais P. Rosadale aura plus de temps pour explorer Second Life et rencontrer ses résidents!
C’est aussi le système américain de gestion des entreprises qui a dû induire certains en erreur. Ce changement de poste n’est pas la conséquence d’un échec (lequel?), mais la suite logique de l’évolution de Second Life, comme cela a pu être le cas ailleurs. Présider le Conseil d’ Administration ( Board), permettra en effet, à P. Rosedale de s’impliquer de manière plus profonde dans l’avenir de Second Life en s’occupant moins des activités de gestion pour se concentrer sur la stratégie, la vision de l’entreprise.
D’autres articles émettent l’idée selon laquelle les marques quittent Second Life pour d’autres univers immersifs.
Or le fait même que les marques aillent d’un univers à l’autre n’est que le signe de la persistance de cette tendance et du fait que c’est une pratique durable. Un expert de l’Institut Gartner le rappelle dans un récent article. Ce n’est donc pas une désaffection mais un approfondissement de l’ intérêt manifesté chez les marques pour les univers virtuels. Avec moins de projets de communication “one shot”, il s’agit de plus en plus d’ implantations pérennes où les entreprises appréhendent de nouvelles manières de travailler, collaborer, de former à distance avec de nouveaux outils.
D’autres encore affirment que Second Life aurait souffert de la concurrence de Facebook et d’autres réseaux sociaux avec moins de risques. Le fonctionnement comme le médias sont totalement différents et les comparer c’est réduire les spécificités de chacun des deux réseaux et oublier qu’ils peuvent se compléter. Des outils comme Second Life Link établissent des liens entre Second Life et Facebook. Mais malgré les différences notoires entre Facebook et les univers immersifs, les mêmes risques de “racolage, piratage, contrefaçon d’identité numérique, etc…” existent. Il n’y a donc pas de ce point de vue plus de risques que dans Facebook.
Pour reprendre les termes de P. Rosedale, beaucoup d’évangélisation reste à faire; il était temps qu’il change de boulot!
















Très bonne remarque. Je m'étais fait les mêmes réflexions Ã
wildo hofmann | 26/03/2008Très bonne remarque. Je m’étais fait les mêmes réflexions à la lecture du sujet dans le monde.